La réussite passe aussi par la voie pro

Votre enfant est en 4e ou 3e, et ses enseignants ont commencé à vous parler de la filière professionnelle ? Ou bien il a déjà un projet professionnel précis, et ne se voit pas passer encore de longues années à l’école ? Il n’a pas le goût des études théoriques et préfère la pratique ? Il ne se sent pas à sa place en seconde GT et s’y retrouve en difficulté ? Et si la voie professionnelle était SA voie de réussite ?

La voie pro, qu’est-ce que c’est exactement ?

La voie professionnelle, accessible dès la fin de la 3e, mais aussi après un CAP ou une seconde générale, mène au bac professionnel en trois ans. En cours de formation, les élèves obtiennent également un BEP en contrôle continu. Les avantages de la voie professionnelle sont nombreux :

  • Un enseignement en lien direct avec la pratique : la moitié du temps d’enseignement est dévolue aux enseignements pratiques, en atelier / cuisine / etc. et les élèves ont 22 semaines de stage en entreprise sur trois ans (lorsqu’il est préparé en lycée professionnel ; en CFA, la moitié de la formation se déroule en entreprise).
  • Un diplôme qui permet une insertion professionnelle immédiate, mais aussi une poursuite d’études
  • Des rapports différents entre élèves et enseignants, avec à la fois davantage de proximité et de responsabilisation.

Il existe 90 mentions de bacs professionnels, mentions comprises, dont les contenus sont définis en lien avec des commissions professionnelles consultatives, afin de garantir l’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail. Et certains métiers sont bien plus facilement accessibles par la voie professionnelle que par la voie générale, et même technologique : c’est le cas de la plupart des métiers de l’artisanat et des métiers de bouche en particulier.

Quel est l’intérêt pour mon enfant ?

Le bac pro comporte de nombreux atouts.

Dans un premier temps, il permet de réconcilier des élèves en difficulté scolaire avec l’enseignement, et leur permet de se retrouver, enfin, en situation de réussite et de se remotiver.

Ensuite, il leur permet d’obtenir un diplôme et ainsi de faciliter leur insertion professionnelle : chaque diplôme est un atout supplémentaire pour trouver un emploi. Si votre enfant est déjà en difficulté au collège, le risque de la voie générale est dans un premier temps le découragement et la baisse de confiance en soi, et dans un second temps, la sortie du système éducatif sans diplôme …

Enfin, un tiers des bacheliers professionnels poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur, pour l’essentiel en BTS. D’ailleurs, cette poursuite d’études est de droit pour ceux qui obtiennent un mention bien ou très bien au bac, et des places sont réservées pour les bacheliers pro dans ces filières. Ils peuvent aussi poursuivre leur formation avec d’autres diplômes professionnels dans leur filière ou une filière proche, avec un DMA (diplôme des métiers d’arts), une MC (mention complémentaire), une FCIL (formation complémentaire d’initiative locale), ou encore un Certificat de Spécialisation Agricole. Les élèves de bac pro ASSP auront eux accès à des écoles spécialisées d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture, etc.

Les meilleurs, et les plus motivés peuvent aussi tenter un DUT, une licence (avec une mise à niveau, proposée par certaines universités), et même une classe préparatoire aux grandes écoles : 6 d’entre elles (3 en prépa aux écoles d’ingénieur, 3 en commerce) ont un programme spécifique pour les jeunes issus de bac pro.

Quelles sont les conditions de réussite en bac pro ?

Beaucoup trop d’élèves se retrouvent encore en bac pro par défaut, « orientés » en fin de troisième, sans avoir réellement choisi cette voie, ni leur spécialité. Ce qui explique pour une bonne partie le taux d’échec aux épreuves du bac pro. Réussir dans la voie professionnelle, ça se prépare …

Le plus important est de bien réfléchir son projet professionnel, ce qui n’est pas évident quand on a quatorze ans ! Pour cela, il peut être utile de faire des stages … C’est le but de la troisième prépa pro : découvrir plusieurs milieux professionnels, par des visites en entreprises, des séquences d’observation, des mini-stages.

Si votre enfant n’a pas eu l’opportunité de suivre cette troisième, il est toujours possible de négocier des périodes de « mini-stages » avec son collège. Et bien sûr, il faut qu’il investisse pleinement le stage de troisième, en le faisant dans une entreprise du secteur qu’il envisage.

Si l’on vous a demandé d’envisager un projet professionnel en fin de quatrième ou au premier trimestre de troisième, mais que votre enfant ne sait pas du tout ce qui pourrait lui plaire, vous pouvez aussi faire appel à un coach en orientation  (avec Futurness par exemple) qui pourra s’appuyer sur des tests de personnalité et d’intérêts professionnels (type RIASEC) pour lui proposer différentes voies, et l’aider à réfléchir à celle qui lui conviendrait le mieux. Une telle démarche peut aussi vous aider à valider un projet.

Sachez toutefois que la première période de seconde professionnelle constitue une « période de consolidation de l’orientation » : si ses enseignants pensent que votre enfant n’est pas à sa place dans sa filière, ils pourront lui proposer de se réorienter, vers une autre seconde pro ou en 2de générale et technologique.

 

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