Préparation aux examens : la dernière ligne droite !

Votre ado est en 3e, en 1re ou en terminale ? Attention, les examens arrivent vite. Certaines épreuves orales (langues, TPE, etc.) ont même déjà eu lieu, ou devraient se dérouler dans les semaines qui viennent. Mais pour le gros des épreuves, les épreuves écrites, l’échéance est le mois de juin. On entre donc dans la dernière ligne droite, et il est temps, si ce n’est déjà fait, de mettre sur pied un planning de révisions clair, précis et réaliste.

Pourquoi s’y prendre maintenant ?

Le menu est plutôt lourd : des entrées, des plats complets, des accompagnements, des desserts, et pas vraiment la possibilité de choisir celui qu’on préfère : non, il faut vraiment tout avaler. Si vous essayez de tout avaler en un temps record, dans l’urgence, il y a fort à parier que la digestion sera difficile. Vous n’en viendrez peut-être pas à bout, ou bien vous pourriez surcharger votre organisme, qui vous en tiendrait rigueur. Il en va de même pour les lourdes révisions d’examens de fin de cycle. En se nourrissant (intellectuellement) par petites prises régulières, on arrive en forme le jour de l’épreuve et on a de meilleures performances !

On apprend mieux en multipliant les apprentissages courts

courbe-doubli

Pour mémoriser durablement une information, 6 à 7 réactivations sont nécessaires.

La courbe ci-dessus en dit long : sans réactivations, les informations ne sont pas, ou mal, mémorisées. Dans l’idéal, le rythme devrait être le suivant :

  • au bout d’une heure (le bilan de fin de séance est vraiment utile !)
  • dans les 24 heures (de l’intérêt de revoir rapidement ses cours de la journée)
  • dans la semaine (avant le cours suivant)
  • au bout d’un mois (avant l’évaluation)
  • au bout de six mois
  • en fonction des besoins

Quand on a travaillé régulièrement, avec sérieux et dans l’optique de réellement mémoriser les informations, on est à cette époque de l’année en fin de parcours de mémorisation pour l’essentiel des connaissances du programme. Sinon, il est d’autant plus important de ne plus laisser filer le temps, car il va falloir s’assurer qu’on a le temps de faire au moins deux réactivations d’ici les épreuves, tout en continuant de nouveaux apprentissages !

Des facteurs d’apprentissage à connaître

  • Réviser, ce n’est pas relire mécaniquement. Mieux vaut reformuler à sa façon, à l’oral ou à l’écrit, sous forme de mots ou de schémas, voire en mettant en scène ses connaissances (selon son profil VAK) …
  • Mais pour apprendre efficacement, il faut aussi le faire en s’imaginant en train d’utiliser ses connaissances, dans la vie quotidienne, ou lors de l’examen. Faire des sujets d’annales permet bien sûr d’acquérir des automatismes, et le bon rythme de travail (quand on les fait en temps limité) mais aussi de réactiver les diverses connaissances en situation d’examen. Ils ne sont donc pas à négliger.
  • Enfin, une connaissance est toujours plus vivante et intéressante quand on réussit à la relier à l’actualité, à ce qui se passe dans le monde, voire à sa vie quotidienne. En apprenant, essayez aussi de trouver ces liens qui permettent de rendre les notions abstraites un peu plus concrètes, et donc marquantes.
  • Autre technique à utiliser : celle de la métaphore. Comme par exemple, la métaphore de la nourriture pour les connaissances à ingurgiter jusqu’aux épreuves … A vous de trouver les vôtres !

Bien planifier ses révisions

calendrierÀ télécharger gratuitement : Planifier ses révisions 2017 (document PDF)

Planifier son travail sur deux ou trois mois n’est pas une mince affaire ! Voici pourquoi je vous fournis ce document qui permettra sur une première page de visualiser l’essentiel (le temps disponible, les objectifs, priorités et ressources) et sur les pages suivantes, d’avoir une programmation plus fine des révisions, jour par jour, jusqu’à l’échéance finale.

Attention en remplissant ce planning ! S’il est trop plein, il sera difficile de s’y tenir, car les cours continuent, tout comme les évaluations et les devoirs à rendre ou non (tout cela prépare aussi à l’examen, bien sûr !). Inutile de programmer un sujet d’annales complet le mardi, si vous savez qu’il y a toujours beaucoup de travail ce soir-là en temps normal, par exemple.

Un bon planning est un planning réaliste !

Mieux vaut avoir un petit objectif chaque jour, qu’un gros objectif par semaine. C’est l’intérêt des pages de planning mensuel : fixez-vous aussi souvent que possible (5 fois par semaine, par exemple) un objectif bien délimité, dans une matière précise. Ce peut être la rédaction d’une fiche sur un chapitre, un exercice (ou un plan détaillé …), une épreuve complète en temps limité, etc. Calibrez-le en fonction du temps dont vous devriez disposer, qui dépend du jour, de la période de l’année, de vos autres obligations …

À vous aussi de choisir les matières à privilégier en fonction de votre situation particulière (points forts et points faibles, coefficients des différentes matières …) et de votre objectif global (le diplôme ou une mention particulière ?).

Une fois que c’est fait, il ne vous reste plus qu’à afficher ce planning bien en vue de l’endroit où vous travailler, et à vous y tenir, en cochant chaque jour le planning général, et le travail effectué. Vous verrez, ce dernier geste devient vite motivant !

 

 

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