Dys, TDA/H, Syndrome d’Asperger … et si c’était une chance ?

C’est l’histoire … d’Elliot

forces liées à la dyslexie

C’est l’histoire d’Elliot, qui souffre de dyslexie et de dysphasie. Depuis le début de sa scolarité, il rencontre de grandes difficultés, et est en grande souffrance au collège. Soutenu par sa famille et ses profs, il parvient tant bien que mal au brevet des collèges, puis prend une voie professionnelle. Il se révèle dans un métier manuel du bâtiment, avec un parcours en alternance. Dans cette voie, les difficultés liées à ses dys n’ont pas d’importance. Et son patron l’apprécie pour son courage, sa capacité de travail, son implication. Il a décidé de l’embaucher à la suite de sa formation. Elliot a 16 ans et se projette déjà, plus tard, comme patron d’une entreprise du bâtiment.

…de Marc

C’est l’histoire de Marc, dyslexique et dysorthographique, un brin dysgraphique aussi. La scolarité jusqu’au collège est un calvaire pour lui, mais jamais il ne baisse la garde, et avec quelques aménagements, il parvient à obtenir son brevet. Il est « orienté » dans une filière professionnelle, rejoint la filière technologique, et obtient son bac technologique avec un superbe mention Très Bien. Il intégre ensuite les Arts et Métiers, grande école d’ingénieur. Son parcours aura été plus long que celui de ses camarades futurs ingénieurs. Mais il a une expérience de vie incomparable !

…de Théo

forces-tdah

C’est l’histoire de Théo. Théo est hyperactif. Et Théo est malheureux à l’école. Sa curiosité tous azimuts et son intelligence ont du mal à pallier ses difficultés de concentration. Plus il avance dans sa scolarité, plus il lui est difficile de passer outre ses difficultés, et aussi de faire accepter son agitation.  Il épuise ses camarades, ses professeurs, est hâbleur par dépit. Mais en dehors de l’école, sa grande énergie, ses qualités relationnelles, en font un capitaine apprécié dans son équipe de foot et son audace et sa créativité un skateur admiré. Il fera une belle carrière dans le sport où ses talents seront bien mieux reconnus qu’à l’école.

…de Stéphane, de Pierre, de Christelle et des autres

C’est aussi l’histoire de Stéphane, qui s’est découvert dyslexique en même temps que sa fille, qui était un « cancre » à l’école, mais qui a développé de multiples talents manuels et en a fait son métier. Un métier où il est reconnu comme une personne dotée d’un véritable talent technique, mais aussi humain.

C’est l’histoire de Pierre, porteur du syndrome d’Asperger, qui s’épanouit dans l’informatique où on apprécie sa rigueur et sa méticulosité, tant qu’il est dans un environnement calme et à l’abri des sollicitations incessantes d’un open space.

C’est l’histoire de Christelle, qui s’est battue depuis l’école primaire contre sa dyslexie. Qui a redoublé d’efforts à chaque étape de sa scolarité, et qui est devenue … prof de SVT.

C’est l’histoire de tant de « clowns », régulièrement exclus de cours, qui ont fait des carrières brillantes en mettant à profit leur créativité et leur énergie.

Car si les « troubles des apprentissages » et autres « besoins particuliers » sont d’abord source de difficultés et de souffrances, elles favorisent aussi l’éclosion de qualités humaines et de compétences précieuses.

Persévérance, empathie

Les premières qualités développées par un grand nombre de personnes « à particularités cognitives » sont la persévérance, l’endurance face à des difficultés constantes, ainsi qu’une grande empathie. Ne nous leurrons pas : les troubles des apprentissages sont d’abord des sources de souffrance, en particulier dans le système scolaire qui n’est pas pensé pour ceux qui sortent des différentes zones de « normalité » (au sens statistique). Mais cette expérience de la souffrance fait souvent naître ou aide à se développer une empathie certaine. Les personnes avec une dys, un TDAH ou un TSA jugent nettement moins les autres que la majorité des gens, repèrent et comprennent la souffrance, et sont souvent prêts à aider leur prochain (oui, même les personnes autistes, malgré la croyance populaire). Et quand des dys ou des personnes autistes rencontrent une difficulté, ils ne baissent pas facilement les bras … (les TDAH plus facilement, mais ça fait partie du trouble).

Stratégies de contournement, créativité, imagination

Faire face aux exigences scolaires quand on n’a pas le bon équipement oblige aussi à trouver des stratégies de contournement, et donc à faire preuve de créativité et d’imagination. Ca pousse aussi à explorer d’autres capacités, rarement mises en avant par le système scolaire … Quand les autres se reposent sur leurs notes écrites, les dys vont développer leur mémoire. Et quand les personnes « dans le moule » vont parfois se retrouver coincées parce que les procédures apprises ne sont pas utiles pour résoudre un problème, celles dont l’esprit vagabonde naturellement, vont se sentir à l’aise, et trouver des chemins différents pour atteindre l’objectif.

Les talents liés directement aux troubles

Les troubles eux-mêmes peuvent inclure quelques à-côtés avantageux.

Les personnes avec un TDAH se montrent énergiques, réactives, imaginatives, créatives, toujours prêtes à apprendre de nouvelles choses, multitâches mais aussi capables d’hyperfocalisation, … Un TDAH vous épuisera facilement, mais jamais vous ne vous ennuierez avec lui !

Les personnes avec des dys ont appris à développer leurs points forts pour compenser leurs points faibles : elles ont souvent une excellente mémoire auditive, peuvent être très à l’aise à l’oral, ou développer leurs capacités manuelles, … selon leur trouble

Les personnes avec un trouble du spectre autistique, elles, ont un sens de l’observation et du détail impressionnants, et leurs sens sont très développés en général. Elles peuvent devenir réellement expertes à partir du moment où un domaine entre dans leurs « centres d’intérêts restreints ».

Faire éclore les talents de chacun

Toutefois, pour faire éclore les talents et favoriser la résilience, certains besoins doivent être nourris durant toute l’enfance et l’adolescence.

Et en premier lieu, il faut préserver et renforcer l’estime de soi de ces enfants et de ces adolescents.

Pour cela, un amour et un soutien inconditionnels des parents est le premier ingrédient indispensable. Les encouragements, basés sur la reconnaissance des réalisations et des efforts, sont incontournables.

Être présent pour son enfant, lui dire qu’on est là s’il a besoin d’aide, qu’on croit en lui malgré les difficultés présentes, l’aider à trouver des stratégies de contournement mettant en valeur ses points forts … Voilà ce qui aide vraiment un enfant ou un jeune confronté au TDAH, à une dys ou à un syndrome d’Asperger … ou à n’importe quelle différence le mettant en difficulté, finalement.

Le secret de la réussite, ce n’est pas de combattre ses défauts ; c’est de faire toujours plus ce qu’on fait bien !

Les prénoms ont été changés, par égard pour la vie privée des personnes concernées.

Et vous, vous avez aussi une histoire porteuse d’espoir à nous raconter ? N’hésitez pas à nous la faire partager dans les commentaires !

 

Une réflexion au sujet de « Dys, TDA/H, Syndrome d’Asperger … et si c’était une chance ? »

  1. Amgoud dit :

    Mon fils asperger, après des années de bataille, de conciliation, de patience et Surtout bcp d’amour, vient de décrocher son bac prof « assistant d’architecte  » mention Bien et son entrée â l’école supérieure d’architecture .. une victoire et un bel avenir en perspective. Soyez persévérant , soyez aimant, toujours croire en eux, soyez parents …

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