Connais-toi toi-même (et le plus tôt sera le mieux)

Et si se connaître soi-même, c’était la clé d’une vie de bonheur et de satisfaction ? Alors, il faudrait commencer aussi tôt que possible l’exploration de ce grand inconnu que nous habitons, parfois machinalement, sans prendre conscience de toutes ses particularités ni de toutes ses possibilités.

Pourquoi apprendre à se connaître soi-même quand on est encore ado ?

Après tout, l’adolescent a encore le temps d’évoluer, de changer. Bien sûr. D’ailleurs, on évolue tout au long de sa vie ! Mais apprendre à se connaître dès le plus jeune âge, c’est acquérir des outils de connaissance de soi pour aujourd’hui, et pour plus tard. Et cela, ça permet de faire des choix éclairés pour maximiser les chances de bonheur. Une jeune fille de quinze ans me disait récemment que sa philosophie de vie, c’était « YOLO » (NDT : You Only Live Once : on n’a qu’une vie, en bon français), « alors ne fais pas n’importe quoi de ta vie !» Perspective plutôt juste à mon sens, mais qui demande de s’en donner les moyens ! Alors, comment ne pas faire n’importe quoi de sa vie quand on a quinze ans ? Et si le début de la réponse se trouvait dans ce fameux « Connais-toi toi-même » ?

Faire le point sur soi-même pour mieux se connaître

Faire le point sur soi-même, pour mieux se connaître et s’estimer

Bien se connaître, c’est éviter les chemins qui ne sont pas pour soi

Éviter de se diriger vers des métiers dans lesquels on ne pourra pas s’épanouir, soit parce que les métiers eux-mêmes reposent sur des pratiques, des valeurs, … dans lesquels on ne se reconnaît pas, soit parce que l’environnement ou les contraintes liés à ces métiers ne nous correspondent pas. Reconnaître qu’on a besoin de cadres stricts, ou au contraire de liberté, qu’on est plus à l’aise dans le travail en solitaire ou dans le travail en équipe, qu’on préfère réfléchir plutôt que faire, ou l’inverse, c’est se donner des outils de choix. Si on a la performance pour valeur centrale, on ne choisira pas les mêmes domaines professionnels que si ses valeurs fortes sont l’harmonie relationnelle ou le beau … Cela semble évident, n’est-ce pas ? Malheureusement, trop de personnes impliquées dans l’orientation des jeunes en font encore fi, et assènent aux jeunes « mais il va bien falloir que tu t’y fasses, la vie professionnelle, c’est ça … ! » (le « ça » variant selon l’expérience professionnelle ou les croyances personnelles des uns et des autres).

Bien se connaître, c’est avoir en mains les clés de sa réussite

Bien se connaître, c’est aussi connaître ses points forts (et ses points faibles, aussi, mais c’est moins précieux). Savoir sur quelles qualités et compétences on peut compter quand on est face à une difficulté. Connaître ses domaines de réussite, pour pouvoir les cultiver. Savoir quels sont les méthodes d’apprentissage qui vous conviennent, et comment transformer les apprentissages pour mieux les intégrer.

Bien se connaître, c’est avoir des arguments pour ne pas subir l’opinion et les décisions des autres

Bien se connaître, enfin, c’est pouvoir dire à ceux qui pensent nous connaître qu’ils se trompent, si c’est le cas. Se connaître, connaître ses qualités, ses talents, ses compétences, ça permet aussi de s’estimer, et de prendre confiance en soi, et donc de s’affirmer, de savoir dire non à bon escient, et d’être force de proposition.

 

Mais se connaître soi-même, ça veut dire quoi au juste ?

Une question d’identité

Une grande part de la connaissance de soi consiste à savoir qui on est, c’est-à-dire :

  • Quelles sont mes valeurs ? Qu’est-ce qui est important pour moi ? Est-ce la famille, l’argent, la sécurité, l’apprentissage, la solidarité, le travail, l’originalité … ?
  • Quelles sont mes croyances ? Plus précisément même, quelles sont mes croyances limitantes, mes croyance aidantes ? Identifier ses croyances limitantes permet de les dépasser, en s’appuyant sur ses croyances aidantes.
  • Quels sont mes besoins ? Pour les identifier, on peut utiliser ses sources de plaisir, à la fois plaisirs du corps, de l’intellect, de l’âme …

Vivre en accord avec ses valeurs, ses croyances et ses besoins, c’est ce qu’on appelle « être aligné avec soi-même ». Et c’est une des clés essentielles du bonheur. Mais se connaître, c’est aussi se demander :

  • Quelles sont mes limites ? celles que je me donne (en lien avec mes valeurs, mais aussi mes croyances) et celles que je pose aux autres, nécessaires à mon bien-être ; mais aussi les limites qu’on m’impose ou que je m’impose, et qui sont peut-être, mais pas nécessairement, à remettre en question.

    24 forces et 6 vertus

    Un exemple de profil « forces et vertus », avec 5 forces sur lesquelles s’appuyer : pardon, curiosité, amour de l’apprentissage, créativité, équité (et en général, beaucoup de forces au delà de 3.5/5 !)

  • Quelles sont mes forces et vertus : cette notion tirée des pères de la psychologie positive, celle des 24 forces, organisées en 6 vertus (Courage, Humanité, Justice, Modération, Sagesse et connaissances, Transcendance), qui conditionnent le bonheur dans toutes les cultures humaines, est particulièrement porteuse. Nous portons tous en nous, de manière plus ou moins prononcée, 24 forces comme la générosité, le leadership, l’intelligence sociale, la vitalité, la bravoure, la persistance, l’ouverture d’esprit, la créativité, l’espoir … Parmi elles, les 5 plus fortes sont celles que nous devrions développer, renforcer de manière consciente, pour mener une vie heureuse en promouvant ce qui est positif et noble en nous. Pour déterminer vos propres forces, prenez le temps de répondre au test de psychomedia !

 

Une question de capacités

Au-delà de tous ces traits de personnalité, il est aussi important de bien identifier ses compétences, ses capacités, celles qui nous sont le plus naturelles. C’est sur elles que l’on bâtira son projet professionnel, pour avoir les meilleures chances de réussite et d’épanouissement.

  • Première question à se poser : quelles sont mes formes d’intelligence privilégiées ? Qu’est-ce que je comprends et apprends le plus facilement ? Comment est-ce que j’apprends, aussi ? Si les tests d’intelligence standardisés sont utiles, à la fois pour repérer les talents intellectuels classiques (intelligence verbale, spatiale, logico-mathématique), privilégiés par le système scolaire, mais aussi certains profils qui méritent une attention particulière (dans la galaxie des dys en particulier), ils ne repèrent pas, loin, de là, tous les talents. Howard Gardner, avec sa théorie des intelligences multiples, met en lumière d’autres talents, ceux dont l’intelligence intra-personnelle ou interpersonnelle est élevée, les personnes qui ont une intelligence du corps, du mouvement, ou une intelligence naturaliste. Entre autres.
  • Autre moyen de connaître et valoriser ses dons personnels : se mettre en quête de ses talents. Un talent, c’est quelque chose qu’on fait avec plaisir et facilité, et qu’on est capable de reproduire à l’envi. Ils ne sont pas nécessairement artistiques ou sportifs, comme on pourrait le penser à première vue. Savoir écouter et donner confiance est un talent, comme savoir expliquer, avoir des facilités pour rédiger, ou pour convaincre, ou pour réparer … Les talents, ce sont, par définition, les domaines dans lequels on peut s’épanouir vraiment, où on peut progresser, donner le meilleur de soi-même.

Un exercice simple pour découvrir ses talents

Repérer ses propres talents n’est pas chose facile. En effet, on a naturellement tendance à imaginer que si les choses sont faciles pour nous, elles le sont pour les autres … ce qui n’est pas nécessairement le cas ! Pour cet exercice, vous devrez donc demander à trois personnes différentes qui vous connaissent bien, comme par exemple un de vos parents, un autre membre de votre famille, un(e) ami(e) :

–          dans quelles circonstances elles feraient appel à vous ;

–          et pour quelles raisons.

 

Comment mieux se connaître soi-même ?

Faire tout cela seul n’est pas simple, et sans doute encore moins quand on est adolescent et qu’on est pris par beaucoup d’autres pensées et obligations diverses. Il vous faudra prendre (beaucoup) de temps pour vous, pour réfléchir, seul face à vous-même, ou en dialoguant avec une personne bienveillante. Vous pouvez lire des ouvrages ou des sites de développement personnel qui proposent des exercices de connaissance de soi.

En revanche, c’est un travail que le coach mènera avec vous la plupart du temps, si vous faites appel à un coach, que votre problématique soit « existentielle » (confiance en soi, estime de soi …) ou plus « pratique » (coaching de décision, d’orientation, de performance …).

 

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