Ados : 5 compétences à développer pour un avenir serein

Qui dit adolescence dit apprentissages. Qui dit apprentissages dit scolarité. Pourtant, si les apprentissages scolaires restent bien évidemment essentiels à cet âge, il en est d’autres sur lesquels notre attention de parents devrait être aussi particulièrement attirée : ce sont des compétences personnelles et relationnelles, de celles qui font la différence d’une part entre un adulte (ou un jeune) bien dans sa peau et un autre qui l’est moins, et d’autre part, entre une personne qui réussit à bien gérer sa vie professionnelle, et une autre qui a plutôt tendance à la subir. Ces compétences, quelles sont-elles ? Et comment les développer ?

  1. Se connaître

Se connaître est essentiel pour pouvoir se respecter. Et rares sont les adolescents qui se connaissent bien. À leur décharge, rares sont les adultes qui se connaissent bien ! Alors, comment favoriser cette connaissance de soi chez son adolescent ? Par le dialogue et l’écoute, et les questionnements ouverts : il ne s’agit pas de lui dire qui il est, mais de lui apprendre à se questionner sur ce qui compte vraiment pour lui, sur ses besoins, sur les limites qu’il est bon pour lui de poser, et de lui apprendre à mettre des mots sur tout ça. Bien sûr, en partant du principe que son enfant est différent de soi, et en l’acceptant.

  1. Être curieux

La curiosité et l’ouverture au monde et aux autres se nourrissent par l’exemple : les parents curieux, avides d’apprendre, font les enfants curieux et avides d’apprendre. Être curieux de leur monde (sans nécessairement y adhérer), c’est aussi les pousser à être curieux du monde des autres. On peut aussi les pousser à sortir, à se cultiver … en sortant et se cultivant soi-même. Et bien sûr être curieux aussi des autres, de ce qu’ils ont de semblable et de différent à la fois. C’est ainsi qu’on les aide à développer leur intelligence interpersonnelle, qui est de plus en plus valorisée dans le monde professionnel.

  1. Être flexible

Savoir planifier est certes important (voir le 4). Mais il est tout aussi important de laisser une part à l’improvisation. Cela permet d’aider les jeunes à gérer l’imprévu, les changements, … ce qui fait que la vie est la vie, et que l’humain est irremplaçable ! Certains jeunes ont particulièrement du mal à accepter les changements de programme, et à faire face aux complications fortuites dans un plan qui devait se dérouler sans anicroches : il est d’autant plus important de leur donner des clés pour s’adapter, en étant rassurant et sans les juger surtout (une personne paralysée par l’imprévu est déjà en souffrance quand elle y est confrontée : inutile d’en rajouter !), et en verbalisant la situation et la solution. C’est par l’expérience qu’on apprend à s’adapter, et grâce aux expériences positives qu’on prend confiance.

  1. Savoir se motiver

Pour cela, il est bien sûr utile de donner des outils (apprendre à se fixer un objectif, à s’organiser en fonction de cet objectif, par exemple en divisant un gros objectif en micro-objectifs) mais il est au moins aussi important d’apprendre aussi à croire en soi, à se faire confiance en étant encourageant, et en transformant les échecs en occasions d’apprendre, et en marches vers la réussite. Car la motivation repose sur trois piliers, et au moins l’un d’eux est du ressort des parents : la relation à l’autre (se sentir soutenu, et comme faisant partie d’un groupe), le sentiment de maîtrise (d’où les petits objectifs) et l’autonomie (la liberté de choix dans l’organisation, les méthodes …).

  1. Être résilient

Être résilient, c’est être capable de se relever quand on est tombé. C’est accepter l’échec et les coups durs, admettre qu’ils font partie du chemin de chacun, que chacun d’entre eux constitue une expérience qui vient nous enrichir et faire de nous un être unique avec son expérience propre. Faire sien cet aphorisme de Nietzsche pour le transmettre : « Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort. » Et là encore, l’expérience vécue par les proches, comme leur soutien, est essentiel : apprendre à se remettre en selle rapidement après la chute, c’est bon pour soi-même et pour ses enfants !

 

 

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